Des légumes frais pour la vallée

Des légumes frais pour la vallée

Les associations Valdequint et Les Jardins Nourriciers unissent leurs forces pour développer le maraî­chage coopératif en vallée de Quint. Participez à des chantiers collectifs de maraîchage et profitez de jolis paniers de légumes, produits en bas de chez vous… avec vous !

Concrètement, comment ça marche ?
L’association Valdequint se charge de trouver des terrains, signer des contrats de mise à disposition avec les propriétaires, acheter le matériel agricole nécessaire à la culture maraîchère et équiper les terrains.
Les Jardins Nourriciers nous accompagnent pour préparer les terrains et mettre en place le matériel nécessaire aux cultures. Une fois les terrains prêts à être cultivés, Les Jardins Nourriciers s’autonomisent, sèment leurs graines et assurent la production !

Pourquoi ce partenariat ?
Plusieurs raisons nous poussent à faire confiance aux Jardins Nourriciers pour cette mission :
– L’association propose un modèle innovant, coopératif, qui favorise la juste répartition des revenus pour ses salariés
­- Les Jardins Nourriciers produisent leurs légumes sans aucun traitement chimique ! C’est frais, naturel et délicieux !

Mais les avantages ne s’arrêtent pas là !
L’association dispose d’un système de points interne, qui permet de valoriser votre bénévolat ! Ainsi, les habitants de la vallée et alentours sont
invités chaque semaine à participer à des chantiers collectifs dans les jardins. Votre présence à ces chantiers crédite votre compte en points, que vous pourrez ensuite utiliser pour bénéficier de réductions sur les paniers de légumes, les semences, plants, mais aussi les purins de plantes ou le compost !

Vous avez dit « paniers » ?
Depuis maintenant 3 ans, Les Jardins Nourriciers distribuent leurs légumes sous forme de paniers. Ces distributions ont lieu chaque semaine à Marignac-­en­-Diois, Die et à St-­Julien-­en-­Quint.

Où et quand ?
Notre envie, c’est de proposer un nouveau point de distribution de paniers à Sainte­-Croix, les vendredis en fin d’après-­midi. C’est Valdequint qui
animera ces moments de distribution, comme un souvenir pas si lointain du temps où Ste­-Croix accueillait un marché Bee­ô festif…

Envie de vous inscrire aux paniers ? Contactez-­nous vite, on vous expliquera tout !

Les bibliothèques de la vallée pleines de trésors insoupçonnés

Les bibliothèques de la vallée pleines de trésors insoupçonnés

À pas lent il s’installe, balaye les ultimes feuilles rebelles, blanchit les crêtes et les sommets, et nous pousse à retrouver nos cocons quelque peu délaissés durant l’été, replonger dans notre intériorité et prendre du temps pour soi et les siens.

L’hiver et ses lumières s’immisce au cœur de nos foyers rougis par les flammes qui réchauffent nos antres, lieux de repli et de recueillement.

Et quoi de mieux qu’un bon livre pour nous accompagner dans nos rêveries hivernales ?

Sachez que deux bibliothèques sont ouvertes et accessibles à tous au sein de notre merveilleuse vallée !

Une à Sainte-Croix tout d’abord, qui existe et se maintient grâce à la persévérance de Renée et de ses acolytes. Elles nous accueillent le vendredi de 17h à 19h autour d’un petit goûter convivial. Ce moment est avant tout un temps pour bavarder, discuter, échanger dans une ambiance gaie et détendue, et bien entendu pour découvrir et emprunter les ouvrages de la collection.

Le point lecture de Ste Croix et son équipe de bénévoles

La 2ème se trouve à l’intérieur même de l’Épilibre à Saint-Julien-en-Quint. Elle est actuellement en cours de réorga­nisation, grâce à l’aide d’Amélie, adhérente active de l’association et ancienne libraire, qui a généreusement proposé de prêter à Valdequint, et à tous ses membres, les ouvrages glanés tout au long de ses voyages littéraires.

Et ça tombe à pic car la médiathèque de Die fermera ses portes à partir du 1er décembre et pour une durée de plusieurs mois.

Cet hiver, retrouvons-nous en Vallée de Quint autour des mots, du verbe, de la prose et de la poésie !

Si vous souhaitez animer ou proposer un temps convivial autour du livre contactez-nous…

Feu de forêt à Sainte-Croix

Feu de forêt à Sainte-Croix

Cet été très sec a favorisé les départs de feu dans tout le département de la Drôme et Sainte-Croix n’y a pas échappé …

Le dimanche 29 juillet vers 19h30, le feu s’est déclaré sur les pentes raides des Tours de Quint sur le versant qui surplombe la Drôme. Un impressionnant nuage de fumée rouge est apparu et a rendu les habitants particulièrement inquiets en raison de la proximité de ce feu.

L’alerte a été donnée rapidement et le village a vu arriver un déploiement important de lutte contre l’incendie avec la venue de pompiers de diverses communes et du centre de secours de la vallée de la Drôme.Le parking de la mairie a accueilli le véhicule « poste de commandement », la salle communale a été ouverte pour permettre la mise en place de l’intendance de cette arrivée massive de pompiers. 70 hommes et une quinzaine de véhicules rouges et clignotants ont investi le village, le Pont et les champs situés au bas de la montagne, au-dessus le la cave Achard-Vincent …

L’accès au sinistre était très compliqué en raison du fort dénivelé de cette montagne à pic sur la Drôme et un kilomètre de tuyaux a dû être déroulé pour pouvoir atteindre les foyers rougeâtres visibles de la D93 à mi hauteur de la barre rocheuse. Les pompiers ont mis tout en œuvre pour que le feu ne se propage pas vers le versant ouest qui domine le village.

Vers 23h le feu était sous contrôle, mais une surveillance de l’ensemble de la montagne s’est avérée nécessaire. Des lampes torches sillonnant le massif ont été vues toute la nuit à la recherche de nouveaux départs de feu. Un chasseur connaissant parfaitement la zone, a accompagné les pompiers dans ces rondes.

La surveillance s’est poursuivi le lundi toute la journée. Lundi en fin d’après midi le poste de commandement est reparti sur Valence et le mardi à 10h les tuyaux ont été retirés de la zone.

Les camions de pompiers en surveillance au pont

Mais l’aventure n’était pas terminée. Le même jour vers 11h des flammes étaient à nouveau visibles au même endroit que le 1er départ de feu et une 2ème alerte a été lancée. Le poste de commandement à peine de retour à Valence est immédiatement reparti. La décision fut alors prise de lancer une intervention de Canadair Pélican. Deux Canadair ont donc survolé le site sinistré et déversé leur cargaison d’eau pour éteindre définitivement ce nouvel incendie et Sainte-Croix a pu enfin retrouver sa sérénité.

Départs de feu accidentels ou volontaires, nous n’avons jamais eu écho des résultats de l’enquête confiée aux gendarmes de Die …

Danièle LEBAILLIF

Ça bouge au Monastère

Ça bouge au Monastère

Au monastère tout avance en même temps. Les travaux de la cour, les préparatifs pour les groupes à accueillir dès le mois de mars, la programmation culturelle de la saison 2018/2019… Cela semble mené à un rythme effréné, alors que tout se fait dans le calme et la bonne humeur.

Donc : Les travaux. Pour des raisons d’accessibilité du site aux handicapés et pour assainir la cour où les eaux pluviales s’écoulaient dans des réseaux bouchés, il a fallu prévoir un aménagement général de la cour. Ces travaux en cours d’achèvement ont pu se faire grâce au financement participatif qui avait été lancé en décembre. (cf FdQ 28). Les eaux pluviales seront maintenant canalisées et récupérées pour arroser les jardins. Un pavage en pierre d’une belle couleur gris ocrée est en train de se mettre en place en périphérie de la cour rappelant les cloîtres des anciens monastères. Le chantier avance bon train et sera terminé au début du printemps pour l’arrivée des premiers groupes.

La programmation culturelle de l’année à venir est maintenant bouclée. Ce sont 13 spectacles qui sont annoncés au monastère à partir du 14 mars (chants d’Anatolie) jusqu’au 14 décembre où se produira un groupe de rock. Entre-temps auront été donnés un spectacle de cirque, de la musique classique, de la magie, du folk…un programme éclectique de grande qualité.

Et pendant ce temps 10 expositions auront été présentées dans les beaux couloirs du monastère. On y verra des peintures et des dessins, de la photographie, des sculptures… Sans compter les multiples résidences pour artistes qui seront accueillies au fil de l’année. Ce foisonnement d’activités, cette ouverture, se fait autant vers le monde comme en témoignent les pays d’origine des différents groupes qui sont hébergés au monastère que vers le territoire proche, artistes locaux et artisans de la vallée avec qui des liens étroits sont tissés.

Alors une seule consigne : n’hésitez pas, non pas à pousser la porte car elle est toujours ouverte, mais à venir, à entrer, à poser des questions, à participer.

Tous les renseignements sur le site du monastère : www.le­-monastere.org

Tél. : 04 ­75­ 21­ 22 ­06

Page facebook : ancienmonasteresaintecroix

L’équipe du Monastère

Histoire de maison : l’Auberge du Raisin

Histoire de maison : l’Auberge du Raisin

Une carte ancienne circule depuis longtemps à Sainte-­Croix représentant le haut du village, le quartier des Cimes. Depuis peu nous avons appris que cette carte avait été réalisée par Emile GAIDAN, pasteur à Sainte-Croix de 1880 à 1889. Ce passionné d’histoire a eu la chance de retrouver dans une maison du village 48 cartons d’archives de grande valeur pour Sainte­-Croix qu’il a transmis à la Bibliothèque Protestante de France
où ils se trouvent encore. La carte en question fait partie d’un de ces cartons et donne une vision du quartier des Cimes en 1664 … où l’on découvre ainsi l’auberge du Raisin !

Pour se rendre à l’ancienne auberge, il faut tourner à droite juste avant le temple dans une rue étroite qui aujourd’hui est l’impasse Bartarail, mais qui alors était la rue principale du village. L’auberge se trouve sur une placette à dix pas. Un passage voûté longeant l’arrière du temple et aujourd’hui obstrué, permet de rejoindre les routes qui mènent vers Beaufort et la Gervanne et vers la vallée de Quint. Sur ce lieu de passage connu et emprunté depuis l’époque romaine, l’auberge accueille les voyageurs, marchands, notables, artisans, aventuriers, colporteurs …. Un brassage social parfois très inattendu !

Les auberges de l’époque fournissent nourriture et gîte pour la nuit et on ne peut généralement y dormir sans manger. Un écriteau proche de l’enseigne prévient le client : « Qui dort dîne » … Une grande pièce réunit cuisine et salle à manger. En entrant, le voyageur prend connaissance des lieux, de l’ambiance, est rassuré ou non car la réputation des auberges se fait sur les chemins… Mais compte tenu du faible nombre d’auberges, le client n’a pas vraiment le choix…

Joël ARCHINARD, le patron de l’auberge accueille ses clients, demande au valet de s’occuper des chevaux s’il y a lieu et de les emmener à l’écurie en contrebas où ils recevront soins et nourriture pour une nuit  réparatrice. Il indique au voyageur la couche qui lui est attribuée et qu’il doit bien souvent partager avec d’autres voyageurs.

Le foyer rougeoyant a noirci un peu les murs de la grande salle au fil du temps, mais il  dégage une douce chaleur bien agréable après la pluie et le vent de la route. C’est dans le bruit des marmites et les odeurs de soupe que l’on s’assoit autour d’une des grandes tables rectangulaires à côté d’autres clients déjà installés. Une promiscuité qui délie les langues, qui donne envie d’échanger après une longue journée de marche. Ambiance enjouée ou tendue selon les convives…

Nul besoin de passer commande, le plat est unique. Il est posé au centre de la table et chacun se sert dans l’assiette de grès face à lui. Le voyageur sort son couteau, au besoin son sachet de sel et peut commencer son repas. Pas de fourchette bien sûr, ce petit outil de nos jours si pratique et indispensable commence à peine à être utilisé à Paris et à la cour du roi, il est donc encore loin d’avoir atteint Sainte­-Croix… on mange donc, selon la consistance du met, avec la pointe de son couteau ou à la cuillère ou mieux encore avec ses doigts.

Au menu, soupe ou brouet épais parfois enrichi de morceaux de lard, plus rarement viande en broche. Des mets considérés aujourd’hui comme raffinés et chers sont à l’époque très abordables dans nos régions car en abondance, l’écrevisse pêché dans la Sûre, la grive, le lièvre braconné en quelque endroit…

Et c’est dans cette ambiance reposante et conviviale que les langues se délient. On échange les dernières nouvelles, on refait le monde, on partage les avis… et bien sûr tout dernièrement on parle du sujet brûlant qui bouleverse le village. Tout le monde en parle dans la région, tout le monde est au courant, la décision a été prise par le présidial de Valence de faire disparaître le temple de Sainte-­Croix, de le détruire à jamais ! La révolte gronde, les discussions et appels à la résistance vont bon train, les esprits s’échauffent d’autant que des soldats du roi viennent d’arriver pour faire respecter cette décision royale et faire détruire l’édifice…

Et c’est ainsi que le 11 novembre 1664, dans la cohue et le tumulte d’une foule furieuse, composée en grande majorité de femmes, les soldats investissent l’auberge pour se retrancher de la vindicte populaire et se mettre à l’abri des pierres, des injures et des quolibets.

La résistance villageoise a momentanément gagné la partie… L’auberge du Raisin, depuis bien longtemps disparue, est néanmoins restée dans la postérité en raison de sa participation bien involontaire dans cet affrontement.

Malheureusement que peut faire un petit village face à la force armée des renforts, l’arrestation de notables protestants ?

Et le lendemain de ce jour mémorable, le temple de Sainte-­Croix est entièrement détruit, rasé à sol et le village se retrouvera sans lieu de culte réformé officiel pendant 1 siècle et demi. Il faudra attendre le Concordat pour qu’en 1806 l’église du village soit divisée en deux pour accueillir les deux cultes.

Danièle LEBAILLIF, avec l’aide de Jean-­Luc PRINTEMPS et Charline LEFEVRE, les passionnés d’histoire de Sainte­-Croix